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 Ma terre natale [Libre]

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Ashky Mäneyk
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MessageSujet: Ma terre natale [Libre]   Sam 15 Mai - 19:36

    C'était la première fois depuis bien des années que je revenais dans la cité où j'avais vu le jour. La première fois que je foulais à nouveau la terre de mes ancêtres. La première fois que je traçais à nouveau le chemin vers Casshern. Une sensation étrange et agréable s'emparait de mon corps à chaque pas qui me rapprochait de la cité qui m'avait vu naître. Je respirais l'air emplis des odeurs de ses habitants. Je sentais la vie émaner de cette forteresse. J'étais chez moi. Je le sentais. La petite maison en bordure de la forêt ne m'accueillait plus comme elle l'avait fait autrefois. Cette petite maison n'était plus la mienne. Elle s'était laissée aller dans les bras de l'abandon. Elle s'était laissée glisser dans la moisissure des mousses et l'étau des plantes grimpantes. Les fleurs colorées de ma mère avaient fané depuis de nombreuses années. Les pensées violettes au cœur noir s'en était allée depuis bien longtemps. Ne restait de vivant qu'une âme à l'agonie. La seule âme encore assez résistante pour ne pas dépérir de chagrin et de faiblesse. Un âme amoureuse qui laissait le temps courir sur son visage. Cette âme, c'était moi.

    Je pensais à beaucoup de chose en pénétrant au cœur de Casshern. A ma famille disparue, aux membres épargnés que j'allais peut-être retrouver ici. Mais surtout - et c'était cela qui occupait le plus mon esprit depuis quelques mois déjà -, je pensais à Naïa. J'aurais tant voulu qu'elle soit avec moi aujourd'hui et maintenant. Mais je comprenais que nous ne puissions pas rester ensemble pour toujours. Elle avait aussi sa vie et moi la mienne. Même si maintenant les deux étaient scellées. Et je l'espérais pour toujours. En pensant à son visage pâle et doux comme une rose blanche, je passai devant un l'échoppe d'un fleuriste. En pensant à ses lèvres pulpeuses comme la chair d'une orange, je passai devant un étal de fruits. En pensant à sa robe dansant dans le vent, je passai devant un magasin de mariage. Et en pensant à ses yeux gris, je passai devant un magasin de farce et attrape. Je souris en convenant mentalement que ses yeux étaient bel et bien un objet d'envoûtement. C'étaient eux qui m'avaient attiré. Eux qui m'avaient ensorcelés. Et elle s'était laissé couler dans mes bras.

      “L'épicerie de mon enfance est-elle toujours là ?”


    Je parlais bien sûr de l'endroit où mes parents et moi venions acheter des friandises. C'était là que j'avais rencontré mon ami d'enfance. Ami que j'avais perdu de vue lorsque mes parents avaient décidé de s'exiler en bordure de la forêt. Avaient-ils pressenti le danger qui guettait ma famille ? En tout cas, il avait été le seul en qui j'avais pu avoir confiance. Le seul avec qui j'avais pu m'amuser sans me blesser. Les autres étaient tous des brutes dont j'avais peur et que je préférais éviter. Ils étaient trop gros pour pouvoir se faufiler dans les rues étroites qui sillonnaient Casshern. C'étaient là que nous jouions, Kalibhan et moi, lorsque nos parents nous laissait nous évader de nos maisons respective. A la tombée de la nuit, nous nous débrouillions toujours pour persuader nos familles de nous laisser dormir lui chez moi ou moi chez lui. Nous passions alors une nuit blanche à parler de nos rêves et de l'avenir. Je me souvenais maintenant de ce qu'il voulait faire. Il voulait devenir épicier pour pouvoir vivre avec les friandises que nous achetions si souvent...

      “Allons voir si ce cher Kal a réalisé son rêve.”


    Sans hésiter, je tournai à l'angle d'une rue déserte. Au bout, une autre allée pleine de monde était visible. Je ralentis l'allure et profitai de la fraîcheur de l'ombre pour souffler un peu. D'après mes lointains souvenirs, l'épicerie était dans la rue principale ; de l'autre côté de celle où je marchais maintenant. C'était donc celle où tous les gens étaient pressés et marchaient en évitant les autres passants, le plus souvent une valise à la main. Je traversai la grande rue pleine de monde dans sa largeur, prenant garde à ne percuter personne et me dirigeai instinctivement vers l'endroit où l'épicerie avait été installée autrefois. Mais celle-ci n'était plus là. Les mains dans les poches, je regardai fixement la nouvelle enseigne qui remplaçait celle du “Petit Gourmand”. La tête de l'état des Falariels avait pris possession de ce petit magasin si convivial et l'avait transformée en... maison d'impôts...

    Je donnai un coup de pied rageur dans le mur déjà largement fêlé et tournai les talons. Je me laissai porter par la foule jusqu'à une terrasse de café. Un serveur s'agitait pour servir les clients agacés et ramollis par la chaleur à temps. Je lui jetai un regard et m'assit à une table à l'écart de toutes les autres. J'attendis qu'il vienne me voir et commandai un jus de grenade. Dès qu'il me l'eut apporté, je commençai à le siroter en regardant les passants. La plupart d'entre eux étaient en sueur dans leur costume. Des étrangers pointaient du doigt le palais de la famille royale. Plusieurs elfes s'extasiaient devant une plante carnivore géante. Quelques dragons sillonnaient le ciel en attendant leur Dragonnier. Plusieurs cavaliers écartaient les piétons pour rejoindre le palais. Il devait s'agir de messagers revenus de leur ronde autour du territoire des Falariels. Ceux-ci suivaient les frontières de Weldenia et revenaient faire leur rapport au roi. Je les suivis du regard et les vis descendre à la hâte de leur cheval et rentrer en courant dans le palais après avoir confié leur monture à des palefreniers visiblement très affairés. La vie du château me sidérait. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas connu une telle agitation...
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Naïa Mina

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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Sam 15 Mai - 23:14

Casshern... Depuis combien de temps déjà ne suis-je pas venue admirer sa beauté ? Depuis combien de temps ne suis-je pas venue m'assoir sur un toit pour regarder la lune ? Cela fait trop longtemps maintenant. J'avais envie de revenir me balader dans les rues désertes la nuit. Pas longtemps certes, mais j'avais envie. Je voulais redécouvrir la ville maintenant que j'aimais un de ses habitants. J'aurai aimé qu'il soit avec moi, juste là. Mais nous nous sommes séparés la veille. Chacun est partit de son côté pour mieux se retrouver. Sa présence me manque déjà. Pourtant, il était tard dans la nuit quand nous sommes partis. Ca ne fait même pas une journée que je suis seule. Seulement quelques heures. Au fond de moi un petit espoir faisait battre mon cœur. Un espoir qui me faisait sourire. C'est vrai que ce serait bien qu'il soit ici, dans la ville. Seul.

Je réajustai la cape sur moi, enfonçant encore plus ma tête dans la capuche. Je ne voulais pas qu'on me voit. Puis je n'aime pas quand ma peau est au soleil. Ca me gratte, ça me brûle. Je ne sais pas mais c'est désagréable. Mon sourire s'agrandit et je passai la grande porte sans que les gardes me remarquent. Je me fondis dans la foule avec facilité, la laissant m'entraîner. J'atterris dans une rue peu fréquentée. Je vérifiai qu'il n'y avait personne et laissai ma capuche glisser. Je me calai contre le mur et fermai les yeux, appréciant le calme de la rue. Je ne m'habituerai jamais à l'agitation des grandes villes. Un bruit attira mon attention. Je remis ma capuche sur ma tête et observai l'homme qui arrivait. Il avait une dague à la main. J'étouffai un juron. C'était trop tard, il était bien déterminé à me violer dans la rue sombre. Je tournai les talons et un homme apparu de l'autre côté. Tant pis. Je devrais me battre.

Je me retournai pour faire face au premier. Il resserra son emprise sur sa dague et un sourire inquiétant étira ses lèvres. Je baissai la tête et j'entendis l'autre prendre son arc et encocher une flèche. Il ne pourra pas être assez rapide. J'ai une chance. Un infime chance. C'est de la folie...
Mon sourire revint. Je me collai au mur comme une femme apeurée l'aurait fait. Un tremblement agita mon corps. Il cru que j'étais affolée, tétanisée et s'approcha. Il ne put quand même s'empêcher de coller sa lame contre ma gorge tandis que sa main allait repousser ma capuche et trouver ma bouche pour m'empêcher de crier. Quand je sentis le tissu glisser sur mes cheveux rouges et que sa main s'approcha de mes lèvres, je me mis à l'action. Aussi rapide qu'un rêve, je me glissai sous son bras après l'avoir frappé dans le ventre. L'archer tira mais déjà j'atteignais le bout de la rue. Je me fondis une nouvelle fois à la foule.

Je marchai tranquillement, suivant le rythme d'un groupe d'Humains admirant la capitale Falariel. J'observai les alentours en souriant. Je voyais tout tandis que les autres ne pouvaient voir que la cape et la capuche. Pas mon visage, pas mes cheveux, pas ma robe. Mon cœur eut un raté quand je croisai le regard bleu nuit d'un magnifique et jeune Falariel. Je baissai la tête et disparu dans la foule. Il ne pouvait plus me voir, même s'il cherchait bien. Puisque je n'étais plus dans la grande rue. J'étais sur le toit de l'auberge où il se trouvait. Je me laissai glisser sur le sol et me coulai sans bruit dans son dos. Je ne pus empêcher mon cœur de battre plus fort quand je vis le soleil l'embellir. Je me rapprochai encore jusqu'à être juste derrière lui. Je me déplaçai pour me retrouver à son côté. Ma main quitta ma cape pour caresser sa joue et je déposai un baiser sur ses lèvres. Je ramenai une chaise près de la sienne et m'assis confortablement avant de renvoyer le serveur.

''Je ne pensais pas te trouver ici. Tu vas bien ?''


[C'est... minable T.T]
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Ashky Mäneyk
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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Dim 16 Mai - 13:48

    Je ne pu sentir sa présence que lorsqu'elle effleura ma joue d'une main glaciale. Je frissonnai. Non pas de froid mais de bonheur. Très tard dans la nuit nous nous étions quittés. Et déjà son absence créait un vide énorme et de plus en plus grand dans mon cœur. J'étais plus qu'heureux de la retrouver. Déjà. Nos lèvres se touchèrent en un baiser et elle tira une chaise près de la mienne pour s'asseoir. Le serveur fut renvoyé rapidement et il s'éloigna sans broncher. Je décochai un sourire à Naïa, heureux de pouvoir à nouveau sentir son odeur. Heureux de la revoir plus tôt que ça n'avait été prévu. Son visage pâle et ses yeux gris présageaient une excellente journée. Qui sait. Peut-être allais-je retrouver ce bon vieux Kal. Peut-être allais-je revenir habiter à l'intérieur de Casshern. Avec elle... Je pris mon verre à une main, posant l'autre sur l'une des siennes. Je sirotai le jus tout en regardant au loin. Lorsque j'eus pris autant de gorgées que nécessaires, je reposai le verre sur la table et serrai la main de Naïa entre mes doigts.

    Je ne me rendis compte qu'à cet instant qu'elle m'avait demandé comme j'allais. Je n'en avais pas vraiment l'habitude et cela me surprit, même venant d'elle. J'attendis un peu avant de répondre. Essayant de trouver un phrase à la hauteur de sa beauté. Idiot n'est-ce pas ? Mais l'amour nous fait faire tant de choses folles... Et il était inutile de souligner que j'aimais Naïa. Car notre hymen se voyait depuis la capitale humaine : Myridia. J'esquissai un sourire. Avant de prononcer la phrase que j'avais en tête, je mes plongeai un moment dans le gris de ses yeux. Je laissai mes pensées vagabonder, pensant à toutes sortes de choses et d'autant plus à elle que je ne pouvais la quitter des yeux sans qu'une déchirure immense se forme dans mon cœur. Lorsque je parvins enfin à me détacher de son regard, je réalisai que je n'avais toujours rien dit et me décidai enfin à répondre à cette question que personne ne m'avait posée depuis longtemps.

      “Je vais bien. Merci Naïa. Même ces mots avaient beaucoup de mal à passer la barrière de mes lèvres tant je n'y étais pas habitué. Je suis venu ici pour retrouver l'endroit où je suis né. J'en suis parti il y a bien des années et ça me fait bizarre de revenir ici. Mais la maison en bordure de la forêt n'est plus en état de m'abriter. Je pense qu'il va falloir que je me cherche un lieu de vie ici-même, à Casshern. Et je voulais aussi revoir mon seul ami : Kalibhan. Mais l'épicerie où nous nous sommes rencontrés pour la première fois n'est plus là. Je crachai avec dégoût : Elle a été remplacée par une maison d'impôts. J'étais sincèrement attristé par cette nouvelle. J'avais gardé mon âme d'enfant, enfouie au fond de mon âme sombre et j'aurais tout donné pour pouvoir manger encore une fois de ces délicieuses friandises. Je conclu : Ça fait si longtemps...”


    Cela faisait trop longtemps. Beaucoup trop longtemps. Je savais que j'aurais dû rejoindre la ville dès la mort de ma famille. Mais je n'étais pas prêt à ce moment-là. Je n'avais que trois ans après tout. Aujourd'hui, je me demanda encore comment j'avais pu survivre à tout ça. Ce chagrin. Cette faim qui tordait mon estomac. Cette solitude. Mais j'étais encore là aujourd'hui. Et plus jamais une telle chose n'arriverait. Car Naïa était là à présent. Elle occupait tout mon esprit. En sa présence, je ne puis plus réfléchir correctement. C'est comme un brouilleur de pensées. Un cauchemar qui chasse un rêve. Même si, dans son cas, je dirais plutôt un rêve qui chasse un cauchemar... Mais toute cette mélancolie manqua de me faire oublier de lui retourner la question qu'elle m'avait posée. Je plongeai à nouveau mes yeux dans les siens et lui demandai avec une voix emplie de tendresse et de douceur :

      “Et toi. Comment vas-tu ? Je ne pensais pas te voir ici un jour. Toi qui déteste la foule et l'agitation.”


    Je baissai les yeux sur la mains que je tenais délicatement dans les miennes. J'effleurai du doigt sa joue. Mais mon geste se bloqua. Je restai interdit devant la marque rouge qui souillait visuellement son poignet. Je levai des yeux affolés vers elle et remarquai qu'elle en avait une similaire sur le visage. Je pressai sa main pour me rassurer. Il ne lui était rien arrivé de mal ; c'était déjà ça. Mais il fallait que je sache ce qui s'était passé. J'espérai qu'elle ne me trouverait pas trop protecteur. Je savais qu'elle avait les capacités pour se battre et mettre en fuite un mastodonte de plusieurs mètres de haut. Et sa vitesse de vampire y était pour beaucoup. Mais ces marques...

      “Que t'est-il arrivé ! Qui t'a fait ces marques. Sur ton visage. Sur tes mains. Naïa dit-le moi !”


    Ma scène attira les regards des curieux attablés et des passants. Je leur coulai un rapide regard, gêné. Il fallait que nous partions d'ici pour nous installer à un autre café. Ou non. Mais dans une rue moins peuplée de foule. Dans un endroit plus tranquille. Plus intime. Il fallait que Naïa m'explique ce qui lui était arrivé. Moi, du haut de mes 17 ans, je ne pouvais pas faire grand chose. Elle, du haut de ses 24 ans, elle savait tout et savait tout faire. La sagesse de l'âge mûr...
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Naïa Mina

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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Lun 17 Mai - 16:27

Je le regardai d'un de ces regards amoureux dont j'avais le secret. Un regard qui était doux et protecteur sans vraiment le montrer. Je souris, appréciant les battements forts et réguliers de mon cœur, nageant dans un océan de bonheur mais toujours en gouttant le doux vent de la liberté. C'est vrai, je dois l'avouer. J'ai eu peur de tomber amoureuse. Au début. Je pensais que ma liberté me serait enlevée. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé ça. C'était idiot. Mais j'avais bien vu ma ''mère''. Elle ne pouvait pas faire ce qu'elle voulait. Mon ''père'', son mari, lui donnait toujours des ordres et elle obéissait. J'ai cru que si je tombais amoureuse, ça me ferait la même chose. J'ai cru que celui que j'aimerai me donnerait des ordres. Et si je n'obéissais pas, il me frapperait. Maintenant, quand je me vois là, impuissante devant lui. Quand je regarde son joli petit visage, si jeune encore. Je me dis que j'étais vraiment idiote. Mais que si je ne l'avais pas été, je ne l'aurai jamais rencontré.

Je l'écoutais en silence. Est-ce l'amour qui le change à ce point ? J'étais surprise par le monologue qu'il venait de faire. Ce n'était pas vraiment habituel. Un sourire rayonnant de joie étira mes lèvres. Je vis les mouvements de recul des autres clients en apercevant mes crocs. Je n'avais pas envie de les cacher. S'ils voulaient tous partir, qu'ils partent ! J'espérai juste qu'ils ne se mettent pas dans la tête une idée folle du genre : m'attaquer. Je ne quittais pas Ashky des yeux. Le détaillant pour la mille et unième fois au moins depuis le début. Je n'eus pas besoin de réfléchir pour lui répondre.

''Ta présence suffit à me rendre heureuse Ashky ! C'est vrai que c'est un peu inhabituel, en pleins jour ! Mais j'aime Caashern. Et je dois t'avouer que l'espoir de te voir ici m'a suffit pour diriger mes pas dans une grande ville alors que le soleil est encore haut dans le ciel.''

Je lui souris. J'ai toujours été sincère. Je n'ai jamais aimé les mensonges. Ca m'a souvent apporté des ennuis mais ce n'est pas grave. Pourquoi devrais-je lui cacher que je l'aime ? Ce serait idiot alors que maintenant je peux le lui chuchoter sans crainte. Peut-être qu'il ne faut mieux pas le faire en pleine capitale Falariel, ce serait plus prudent. Mais autrement, rien ne m'empêchera de lui dire. De toutes les manières possibles et imaginables. Je fronçai les sourcils quand il se figea. Je regardai ma main et remarquai la marque rouge. C'était quoi ça ?! Je retirai vivement ma main des siennes et tournai la tête vers la rue après avoir haussé les épaules. J'étais légèrement, très légèrement vexée. Pas parce qu'il s'inquiétait, non. Plutôt parce que sa réaction avait attiré le regard des autres. Et je ne supportais pas d'être observé comme ça ! J'attendais que les clients arrêtent de nous regarder. Je vais les tuer...

Je poussai un soupir imperceptible quand tous avaient repris leurs discutions. Je me rapprochai de Ashky. Il fallait que je lui montre que je ne lui en voulais pas. C'était normal. Je posai ma main sur sa joue et l'embrassai amoureusement. J'attrapai sa main et d'un regard je lui dis de me suivre. Je me levai silencieusement et l'entraînai au milieu de la foule. Je traversai la rue pour emprunter une plus petite et beaucoup plus sombre. Je m'arrêtai pour regarder mon poignet. Ne voyant rien d'anormal, je tendis le bras pour atteindre un rayon de lumière. La tache apparut alors à mes yeux. Je fronçai les sourcils et l'effleurai du bout des doigts. Je souris à Ashky.

''Ce doit être à cause du soleil, tu sais, je ne l'aime pas beaucoup. Tu parlais d'une épicerie remplacée par une maison d'impôt. Je crois savoir de laquelle tu parle. Et il me semble l'avoir vu plus loin, dans un espace légèrement plus grand. « Petit Gourmand » n'est-ce pas ?''
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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Lun 17 Mai - 17:55

    Je fus touché par les paroles qu'elle me confia. Et particulièrement par le fait qu'elle évoqua : Que ma seule présence lui suffisait pour être heureuse. A ces mots, il m'avait suffit, à moi, d'un sourire pour lui faire comprendre que je l'aimais. Je ne lui disais jamais assez. Elle me le disait beaucoup trop. Je ne méritait pas Naïa. Elle n'était pas digne de moi. Et pourtant, je ne sais quelle alchimie nouvelle nous rapprochait. De plus en plus. Même à des milliers de kilomètres de distance, chacun savait où se trouvait l'autre. Chacun ressentait les émotions de sa moitié. La moitié d'un cœur déchiré par les mètres et les mètres qui se déroulaient entre l'autre. La moitié d'une âme qui attend sa sœur. Âme-sœur.

    Sa main se glissa dans la mienne alors qu'elle s'en était vivement retirée quelques minutes auparavant. J'avais trouvé ça normal, sur le coup, de réagir de la sorte. Mais maintenant je me trouvais idiot. Très idiot. J'étais un imbécile. De plus, ma réaction avait attiré beaucoup de regards et Naïa s'était renfermée. Etait-ce ma moue enfantine ou autre chose qui la fit craquer ? Je crois que jamais je ne pourrai le savoir. Mais en tout cas, sa main se glissa dans la mienne et elle m'entraîna dans une ruelle sombre après avoir traversée la grande rue. J'avais à peine eu le temps de payer le verre. Naïa était vraiment imprévisible. Et c'était en partie pour cela que je l'aimais. Plus que tout. Et pour toujours.

      “Où est-ce que tu m'emmènes ?”


    Je ris. Voilà bien longtemps que je n'avais pas ris. Et cela me faisait le plus grand bien. Enfin la vampire aux beaux yeux s'arrêta. Elle mit sa main dans un rayon de soleil et fronça les sourcils. Je soupirai. Allait-elle enfin me dire pourquoi ses poignets ainsi que son visage portaient des marques rouges ? Elle s'expliqua. Je n'en demandai pas plus. Le soleil qu'elle détestait tant provoquait sur sa peau fragile des rougeurs. Je lui souris en penchant la tête sur le côté. Sourire en coin. Sourire amusé. Et puis je m'excusai, déposant un long baiser sur ses lèvres :

      “Excuse-moi pour tout à l'heure... J'ai été idiot.”


    Et la remarque qui s'en suivit fit rater un battement à mon cœur déjà emballé. Elle avait retrouvé cette épicerie. Je la remerciai par une caresse et lui demandai de m'y conduire. Peut-être que Kal avait reprit la boutique et qu'il en était maintenant le propriétaire. Enfin... J'avais bientôt 18 ans et lui était plus âgé que moi. C'était probable mais cela m'étonnerai beaucoup. Je laissai Naïa me guider, ne prenant pas garde à ce et ceux que je percutais. J'étais ailleurs. Dans un monde plus beau. Un monde nommé amour.
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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Mer 2 Juin - 15:00

Mon cœur fit un bond immense dans ma poitrine quand son rire atteint mes oreilles. Un immense sourire étira mes lèvres. Son rire était aussi beau que la douce mélodie du vent de la nuit. Il était si jeune, si beau. Je me mordis la lèvre, le dévorant du regard. Si parfait à mes yeux gris de vampire. Je glissai ma main sur sa joue pour la caresser doucement. Je n'arrivais pas à lui résister longtemps. J'étais sans cesse attiré par ses yeux bleus, par sa peau blanche, par ses lèvres. Par la beauté de son innocence, par la mélodie de sa voix, par l'odeur de son parfum. J'étais attiré par tout ce qui faisait à l'extérieur et à l'intérieur de lui, ce qu'il était. Et il était Ashky.

''Tu es excusé depuis le moment où tu t'es arrêté de parler.''

Je laissai ma main glisser jusqu'à la sienne. Mes doigts passèrent entre les siens et je lui souris. De ma main libre je rabattis la capuche sur ma tête. Il comprendrait que je ne voulais pas plus abîmer mon visage. Je serrais sa main dans la mienne et après un dernier regard, je l'emmenai avec moi vers une rue parallèle au boyau centrale. Je me fondis dans la foule, ne me souciant d'abord pas de Ashky. Mais je me ralentis ma course pour qu'il arrive à mieux me suivre. Je me rapprochai de lui pour me retrouver à un pas de son corps. Je continuai d'avancer, gardant sa main dans la mienne. Je sentais ses pas derrière les miens, son corps juste derrière mon dos, son cœur qui bat doucement. Je m'arrêtai dans la rue, humant le doux parfum de l'épicerie qui chatouillait déjà mes narines. Ashky ne devait pas sentir. Pas encore. Mais moi si.

''Nous sommes bientôt arrivés, par contre, dans mes souvenirs c'est une femme qui dirige l'épicerie. Elle est jeune, je dirais vingt-quatre ans et n'est pas encore mariée. Mais elle est en couple avec un des jeunes caissiers. Peut-être que c'est lui ton ami !''

Je lui souris et me remis en route. Oui, je connaissais la patronne. Une magnifique femme avec un bon sens de l'humour et une grande sagesse. C'est une Falariel comme son copain il me semble mais je ne suis pas sûre. Ce qui m'intéresse surtout chez cette femme, à part son extrême beauté, c'est le fait qu'elle ne se laisse pas marcher sur les pieds sans pour autant commander. Elle n'aime pas en demander trop à ses caissiers alors il lui arrive de descendre pour vendre. C'est une bonne femme.

Je m'arrêtai devant une rue déserte, y jetai un regard avant de me concentrer sur les odeurs et les bruits. L'épicerie n'était plus très loin. Je pris la rue déserte, retournai dans la grande rue centrale, fendit la foule pour prendre une autre rue qui se finissait en cul de sac. L'épicerie était juste là, dans l'angle. J'attendais que le monde à l'intérieur soit sortit pour entrer. Un homme à peine plus âgé que Ashky se tenait derrière le comptoir, la tête baissée sur un papier.

« Que voulez-vous ? »
''Mon ami aimerait le menu spécial qui s'intitule « Retrouvons nos amis d'enfances ! ».''

J'étais toujours dissimulée par ma capuche. L'homme releva la tête, l'air étonné. Il me regarda et fronça les sourcils. Apparemment voir une personne en cape ne lui inspirait pas confiance. En voyant son visage soudain grave, je décidai de faire un pas sur le côté pour dévoiler Ashky. L'homme retira sa main de sous le comptoir en le voyant. Je souris pour moi-même et posai ma main blanche sur l'épaule du jeune falariel qui m'accompagnait. Je lui murmurai quelques mots à l'oreille et lui désignais une chaise du doigt.

''Je te laisse avec ton ami, je serais juste derrière.''

Je n'avais pas une entière confiance en l'homme qui observait Ashky. Je m'assis sur la chaise sans le quitter des yeux. Heureusement la cape me dissimulait parfaitement. Il ne pouvait pas se douter que je surveillais chacun de ses mouvements, prête à bondir pour protéger celui que j'aime. Il devait se douter que j'étais une femme juste au doux son de ma voix. Rien ne le prouvait et rien ne pouvait lui dire que j'aimais l'homme qui était de l'autre côté du comptoir. Mon sourire s'agrandit. La pire erreur qu'il puisse faire serait d'essayer d'attaquer Ashky. Pourquoi ne pas plutôt nous demander de sortir si ce n'est pas lui l'ami. Je remarquai qu'à la vue de ma cape noire ceux qui voulaient entrer préférait aller faire un tour, priant pour que je sois partie quand ils reviendront. Parfait ! Mon regard revint sur Ashky, puis sur l'homme. C'était lui Kalibhan ou ce n'était pas lui. Je ne pouvais pas le savoir. A Ashky de me dire si on partait ou si on restait. Je l'écouterai sans rechigner.
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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Mer 16 Juin - 15:38

    Nos doigts entrelacés, elle me guida à travers les méandres compliqués de la ville des Falariels. Nous ne faisions plus qu'un. Elle marchant devant, écartant les passants par son visage masqué, dissimulé par sa capuche. Moi la suivant, comme un nouveau-né qui ne peut se passer de sa mère. Elle marchait plutôt vite. J'essayais tant bien que mal de la suivre, courant presque parfois pour éviter les chiens errants qui traversaient la rue sans se soucier des gens qui y passaient. Puis elle ralentit ; regardant derrière elle pour vérifier que j'arrivais à garder le rythme, à suivre ses pas effrénés dans les rues pavées de Casshern. D'après Naïa, nous étions bientôt arrivés. Ses sens vampiriques devaient certainement lui permettre de repérer l'épicerie à l'odeur. Moi je ne sentais rien. Mes ailes soigneusement repliées sous mon manteau ne me servaient à rien. Les sens de la jeune femme immortelle qui se trouvait devant moi étaient en alertes quel que soit le lieu. Moi je ne pouvais utiliser cette particularité morphologique que dans les endroits découverts.

    Elle se rappelait parfaitement la jeune femme qui dirigeait l'épicerie. Elle donna même son âge avec un exactitude déconcertante. Vingt-quatre ans. Une jeune falariel qui était en couple avec l'un de ses employés. Un falariel lui aussi. Kal ? Peut-être bien. J'accélérai l'allure ; pressé de revoir enfin le seul ami véritable que je n'avais jamais eu. A l'époque, nous n'étions que des gamins. Mais aujourd'hui tout avait nettement changé. J'avais dix-sept ans. Lui devait en avoir dix-huit. Ma famille dormait pour toujours dans la terre où je les avais tous maladroitement enterrés. Leurs corps déchiquetés, en lambeaux, éparpillés dans la tombe que j'avais creusée jour et nuit de mes mains fragiles. Jusqu'au sang. Jusqu'à l'épuisement total. Avec la peur au ventre. La peur qu'ils viennent me rechercher. La peur qu'ils veuillent accomplir le reste de leur travail. Terminer le boulot. Et j'avais finalement réussi.

    Nous étions arrivés. Je n'avais pas vu les rues passer. Naïa, vampire, m'avait mené de main de maître dans une ville qui n'était pas la sienne. Un ville où j'avais vu le jour et grandit pendant les premières années de ma vie. Une ville dont je me devais de tout connaître. Et qu'elle connaissait mieux que moi. La capuche couvrait toujours les traits magnifiques et purs de son visage. Nous attendîmes ensemble que tous les clients de l'épicerie soient sortis, leurs emballages sous le bras, une poche de papier brun à la main. Puis nous entrâmes tous les deux. Un jeune homme était penché sur ses papiers à la caisse. Le dos courbés ; il ne ressemblait pas à l'ami que j'avais connu autrefois. Et pourtant, lorsque Naïa l'interrompit et qu'il releva la tête, méfiant, je su tout de suite que c'était Kal ; mon ami d'enfance. La jeune femme n'était pas là. Mais c'était peut-être mieux comme ça. Naïa s'écarta et me laissa face à mon vieil ami. Posant une main pâle sur mon épaule, elle m'indiqua une table derrière nous où elle alla s'assoir, promettant de garder un œil sur le jeune homme en qui elle ne semblait pas avoir confiance.

      “Salut Kal !”


    Je fis un clin d'œil au garçon. D'abord réticent puis hésitant, il sembla me reconnaître et un sourire éclaira peu à peu son visage sombre. Puis il éclata de rire. Me donnant un coup puissant dans le ventre en signe d'amitié ; comme nous le faisions étant petits. Je lui rendis la pareille et nous éclatâmes de rire ensemble. Puis je reculai et me tournai vers Naïa, prenant sa main pour la faire se relever et la présenter à Kal. Voyant qu'elle ne semblait pas totalement confiante, je l'embrassai délicatement sur les lèvres et lui donnai le plus beau de mes sourires. Elle finit par se lever et je retournai au comptoir.

      “J'te présente Naïa.”


    J'entourai la taille de la jeune vampire de mon bras gauche et la serrai contre moi. Puis je demandai à Kal de ses nouvelles :

      “Alors t'as finalement réussi à travailler ici ? C'est génial pour toi. Et qu'est-ce qui s'est passé depuis que nous nous sommes vus pour la dernière fois ?”


    C'était il y a bien longtemps. Mais je voulais essayer de renouer avec lui la même amitié que j'avais auparavant. Bien que peu social, je voulais que nous organisions des sorties ; lui, sa petite amie, Naïa et moi. Mais je ne voulais pas obliger ma propre âme-sœur à me suivre dans ces divertissements. Et s'il s'avérait qu'elle ne voulait pas y aller ; alors je n'irais pas non plus.
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Naïa Mina

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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Sam 7 Aoû - 17:12

Cet homme. Il était étrange. Il ne semblait pas reconnaître Ashky. Mais n'était-il pas son ami ? A moins qu'ils ne se soient pas vus depuis leur enfance justement. Ca expliquerait son comportement. Mais, je ne relâcherais pas mon attention. Je souris légèrement quand il éclata de rire. Puis mon sourire disparut et je me crispai quand je vis son poing toucher Ashky au ventre. Je ne comprenais pas ce jeu idiot. Qu'y a t-il de marrant ? Se faire mal n'est pas une chose très drôle ! Je n'aimais pas ce jeu. Ashky s'approcha de moi et prit ma main. Je n'avais pas vraiment envie de m'approcher de ce ''Kal''. Ses jeux étaient étranges et je n'avais pas envie d'être en première ligne pour assister à ça. Mais Ashky m'embrassa et sourit. Je ne pus que craquer face à son sourire. Je me levai et le suivis jusqu'à son ami. J'observai l'homme qui était incapable de me voir. Et s'il me voyait … il allait sûrement comprendre ce que je suis.

Je baissai légèrement la tête pour réfléchir. Que devais-je faire ? Continuer de l'observer, détaillant chacun de ses gestes en me cachant sous une capuche ? Ou l'enlever mais continuer de l'observer ? J'allais faire glisser la capuche quand je vis sa main s'approcher de Ashky pour le frapper encore une fois. Je fronçai les sourcils. Encore ce jeu, n'est-ce-pas ? Mes doigts se refermèrent autour de son poignet, arrêtant son geste à quelques centimètres de Ashky. Là, il n'y avait plus aucun doute possible. Seule une Vampire pouvait arrêter ce geste. D'ailleurs Kal me regardait sans comprendre pour quel raison je faisais ça. Mes doigts se resserrèrent très légèrement ce qui lui arracha un rictus de douleur. Un sourire étira mes lèvres et, toujours la tête baissé et dissimulée sous la capuche noire, je lui expliquai la raison de tout ça.

''Tu n'es plus un gamin, n'est-ce-pas ? Alors, cesse ces jeux idiots ! Je ne peux pas accepter que tu frappes mon ami.''


Je tournai la tête vers lui, même s'il ne pouvait pas me voir. L'homme frissonna et après un petit moment, il hocha la tête. Je le relâchai et il s'empressa de reprendre son bras pour masser son poignet. Je fis glisser ma capuche et regardai Ashky. Je m'excusai avec mes yeux, ne pouvant m'empêcher d'avoir honte de moi. Après tout, ils venaient à peine de se retrouver et moi, je l'agressai. Ce jeu, peut-être qu'ils l'aimaient tous les deux. Je ne sais pas, je ne le saurais peut-être jamais. Je baissai alors la tête, ne voulant pas croiser le regard des deux hommes. Je les laissai donc parler entre eux, ne pouvant m'empêcher de les observer avec mes autres sens. Prête à sauter sur Kal encore une fois. Personne ne doit faire de mal à Ashky. S'il est mal, je ne pourrai jamais me le pardonner. Même si ce n'est pas moi qui lui fait mal, c'est quand même de ma faute. A partir du moment que je n'arrive pas à faire son bonheur, c'est ma faute. C'est tout.
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MessageSujet: Re: Ma terre natale [Libre]   Sam 7 Aoû - 19:08

    Tandis que je tenais Naïa contre moi, je sentais sa nervosité. Entre elle et Kal, la tension semblait palpable et me demandais de quoi elle était capable si jamais il venait à faire un faux pas. Son visage était dissimulé par sa large capuche, mon ami ne pouvait donc pas connaître sa vraie nature, sans quoi il aurait sûrement ordonné qu'elle sorte. Je vis Naïa baisser légèrement la tête, comme si elle réfléchissait à ce qu'elle devait faire. Je détournai mon regard d'elle pour le reporter sur Kal qui m'apprit qu'il était parvenu à obtenir un travail dans cette épicerie en y venant chaque jour pour acheter quelque chose. Je souris, constatant que, même après moi départ, ses habitudes n'avaient pas changées. J'éprouvais en même temps du chagrin, moi qui avait si longtemps pleuré son absence lorsque j'étais parti loin de la ville avec ma famille... J'écoutai la suite de son récit, apprenant ainsi que la mère de la gérante actuelle lui avait donné ce travail par confiance en lui et qu'il s'était ensuite entiché de sa fille. Il me raconta également les nouvelles banales de Casshern et me gardai le silence en écoutant ses paroles.

      - Tant mieux pour toi.


    Je fus à la fois heureux et attristé qu'il ne me demande pas de mes propres nouvelles. Heureux car je n'avais aucune envie de lui raconter l'attaque qui avait décimé ma famille et attristé car j'avais la nette impression que l'unique raison pour laquelle il ne m'avait pas posé la même question que moi était celle de l'indifférence : il n'avait pas envie de savoir ce qui s'était passé depuis notre séparation. Je baissai furtivement les yeux lorsqu'il me donna un nouveau coup de poing dans le ventre en riant. Je me pliai en deux pour amortir le coup mais son bras fut arrêté car la main de fer de Naïa qui venait d'encercler fermement son poignet pour le retenir de me frapper. Kal me regarda, surpris et incrédule. Je fis semblant de ne pas voir son regard et me détournai vers Naïa. Je vis ses lèvres s'étirer vers le haut et, du coin de l'œil, le visage de Kal se transformer à cause de la douleur. La vampire lui expliqua qu'il devait cesser ce jeu, qu'elle n'acceptait pas qu'il me frappe. Elle lâcha ensuite sa main et Kal se massa le poignet tout en me regardant d'un air de dire "Elle est folle". Je baissai les yeux et l'entendis dire qu'il devait fermer l'épicerie. Je hochai imperceptiblement la tête et resserrai mon étreinte autour de la taille de Naïa. Après quoi nous nous saluâmes, Kal et moi et j'entraînai mon amie dehors.

    J'avais vu la honte qu'elle avait d'avoir agi ainsi dans ses yeux. Je ne lui en voulais pas. D'ailleurs, je sentais encore l'ampleur du coup de poing de mon ami qui avait acquis en force et en vigueur au cours de ces dernières années alors que j'étais beaucoup plus chétif. Je lâchai Naïa et lui fis un sourire pour lui certifier que je ne lui en voulais pas. Après tout, la force de Kal aurait pu m'être fatale s'il avait tapé plus fort. Je me rendis compte en cet instant que la vampire à mes côtés m'était indispensable pour survivre et que, si Kal avait été un ennemi, j'aurais succombé à ses coups sans elle. Je la remerciai d'un regard et alliai la parole à l'expression de mes yeux.

      - Merci Naïa. Je me rends compte que Kal a beaucoup changé en fait. J'espérais que nous pourrions raviver la flamme de notre amitié mais il semble que ce soit impossible.


    J'avais parlé d'une voix nostalgique, désireux de retourner au temps où nous jouions, enfants, dans les rues de Casshern. Seulement même si ç'avait été possible, je ne l'aurais fait pour rien au monde puisque la conséquence en était de perdre Naïa.
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